RAW


2015, l’année commence avec une rencontre. Leila Alaoui, grande photographe franco-marocaine.
A l’image de sa série Les Marocains, elles aussi veulent immortaliser les cultures.
Quelques jours après, celle-ci décède lors de l’attentat de Ouagadougou, mais pas la flamme qu’elle a allumée en elles.

En decembre de cette même année, place au numéro 1 qu’elles appellent
«RAW» 
Un recueil artistique élégamment brut qui annonce un certain penchant pour l’anarchie pacifique
(le mot RAW à l’envers donne WAR)
Aussi brûlant que glacial, aussi riche que structuré, aussi simple que profond, le numéro est un magnifique mélange de leurs personnalités.
Avec le concours d’artistes atypiques qui apportent leur propre ADN à la revue
comme Antoine Paris, Ylva Falk, Hassan Hajjaj, Amine Bendriouich, Ayana V. Jackson…



Abdoulaye Barry˚
Amine Bendriouich
Maria
McCloy˚
Antoine Paris˚
Ayana V. Jackson
Leila Alaoui
Seun Anikulapo Kuti

Amine Messaoudi

Jeremy Gobé

Congo Punq

Mikhael Subotzky

Yanos Noel Roussos de Vries


Ylva Falk˚
Hassan Hajjaj
Nadeen Mateky˚
Tony Allen
Xavier Monnier˚
Artsi Ifrach
Makhosonke Nkosi˚
Mante & Tebogo Ribane
Sébastien Mehal
Jono Wood
Kwena Baloyi
Dokter&Misses


RAW éveille les sens tout en continuant à se construire autour du NOIR.

Prisca et Catia puisent dans le vivier de ces artistes qui transcendent les cultures au-delà des genres et des codes au plus profond de leur art, de leur être.
Le duo élabore alors leurs portraits, crée des éditoriaux audacieux comme La guerre des cochons où la nourriture africaine est vue à travers le spectre de l’Art.
Photographiée et mise en scène dans un esprit décalé et intrigant.
On y trouve aussi des coups de gueule déguisés à l’instar des lignes de black, blanc, beurre par Antoine Paris.
Les artistes se retrouvent à réaliser des véritables compte-rendu de réalité sociale même quand elles ne font que raconter une aventure dans Ponte, la cité-immeuble de Johannesburg...

Ce numéro RAW invite à l’Afrique du Sud, au Congo et au Maroc.
Doux voyages qui traversent le continent en passant par son coeur.
Une suite logique que le duo ne remarque qu’à la fin, au moment du bouclage…

Désinvolte, culturellement émancipé, postféministe au genre décomplexé et aux allures d’Afro-tradi-punk légèrement intello,
le duo BlackAttitude instaure, sans s’en rendre compte, un modus operandi auquel il semble rester fidèle…

Un thème,
des cultures,
du décalé et des images qui parlent d’elles-mêmes.

˚contributeur de ce numéro
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